FONDS DE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL (FDI-HAITI)
La pêche et l'aquaculture

 

 

La pêche et l’aquaculture

 

 

La pêche et l’aquaculture au niveau mondial

La pêche et l’aquaculture en Haitil

 

 

La pêche et l’aquaculture au niveau mondial

La production mondiale et les grands pays producteurs

Le commerce mondial

La flotte de pêche mondiale

Les tendances et les grandes préoccupations mondiales

 

 

La production mondiale et les grands pays producteurs

 

150 millions de personne à travers le monde vivent de la pêche et de l’aquaculture. La production mondiale de poissons (pêche de capture et aquaculture) s’élève à 130 millions de tonnes en l’an 2000 (ref FAO) et la consommation humaine est de 96.7 millions de tonne, soit 16 kg per capita. La pêche de capture représente 73% de la production mondiale, soit 94.8 millions de tonnes, dont 91% (86 millions de tonnes) de produits de pêche maritime; alors que l’aquaculture compte pour 35.6 millions de tonnes. La Chine reste le plus grand producteur et consommateur de poisson, avec une production de 41.6 millions de tonnes en 2000 et une consommation de 25 kg per capita, le Pérou est le second producteur avec une production représentant 8% de production mondiale. Viennent ensuite les pays comme le Chili, le Japon , les Etats Unis, l’Ex-URSS, l’Inde, Indonésie. Ces 6 derniers pays totalisent 35% de la production mondiale.

 

 

Le commerce mondial

 

Le commerce mondial de poissons porte sur un chiffre d’affaires de 55 milliards de dollars en 2000, 58 milliards en 2002. Les exportations des pays en développement représentent la moitie du commerce mondial. A noter que le marché des exportations est très dispersé, avec un leader taiwanais qui représente que 9% des exportations mondiales. Tandis que le marché des importations est concentré. En effet, 3 pays (Japon, USA, France) contrôlent 52% des dépenses mondiales d’importation de poisson. De ces 3 pays,  le Japon, à lui seul concentre un tiers (33%) des importations.

 

La flotte de pêche mondiale

 

Les dernières statistiques sur la flotte mondiales de pêche remontent à 1998 où le nombre de bateaux était évalué à 4.1 millions d’unités dont 1.3 millions (decked) et 2.8 millions (undecked).

 

Les tendances et les grandes préoccupations mondiales

 

1)      Diminution de la consommation per capita en raison d’une croissance plus rapide

2)      de la population que la production de poisson

3)      Augmentation de la part des produits d’aquaculture dans la production mondiale passant de 3.9 % en 1970 à 27.3% en 2000.

4)      Tendance à l

5)      a  surexploitation des espèces marines et inquiétudes des environnementalistes en ce qui concerne l’impact sur les écosystèmes des  pressions grandissantes exercés sur les ressources naturelles par les mouvements migratoires des populations vers des zones côtières.

6)      Il existe 38 millions de pêcheurs dans le monde plus de 20% d’entre eux gagnent moins de $ 1 us par jour (Ref. Banque Mondiale)

 

 

 

 

La pêche et l’aquaculture en Haïti

 

Haïti possède 1 535 km de côtes et un plateau continental qui couvre une superficie de 5 000 km2.  Le pays compte près de 20 000 ha de plans d’eau naturels et artificiels et près de 800 ha de plans d’eau temporaires qui se remplissent à la saison des pluies.

 

Les prises de la pêche en mer peuvent raisonnablement être estimées à 6 000 tonnes par an, réparties comme suit:  5 000 tonnes de poissons, 500 à 700 tonnes de crustacés et 100 tonnes d’autres produits de mer (poulpes, crabes, etc.).  L’emploi dans ce sous-secteur pourrait directement concerner entre 25 000 et 30 000 pêcheurs professionnels et occasionnels.  Le nombre d’emplois induits en amont (vente et fabrication des engins, etc.) et en aval de la filière (transformation, commercialisation, conditionnement, etc.) pourrait avoisiner les 70 000.  Au total, le secteur de la pêche maritime pourrait ainsi fournir environ 100 000 emplois, principalement en zones côtières.

Les capacités haïtiennes en termes de pêche sont relativement limitées.  La flotte de pêche compte environ 300 unités.  Les activités de pêche restent essentiellement traditionnelles et peu modernisées.  Les quantités exportées de certains produits de la pêche (comme la langouste) se sont amoindries au fil des ans (tableau IV.6).  Les principaux problèmes rencontrés dans le sous-secteur ont trait à l’inexistence de la pêche en haute mer, à la faible exploitation de l’aquaculture, au recours limité à la technologie halieutique moderne et au renforcement des normes sanitaires dans les pays importateurs.  Selon les autorités, la baisse des exportations de langoustes est en partie liée à ces normes.


Exportations haïtiennes de produits de mer

(En tonnes)

Produits

1994-1995

1995-1996

1996-1997

1997-1998

1998-1999

1999-2000

2000-2001a

Langouste

1 383,73

11 787, 88

1 923,76

2 162,42

1 233,32

276,00

156,28

Lambi

..

197,26

2 896,03

..

53,000

71,00

87,13

Crabes

117,80

98,20

631,56

581,68

335,40

325,29

2 563,33

Crevettes

93,50

143,74

30,98

53,00

139,09

10,00

63,09

Pieuvres

..

6,37

5,80

..

4,64

..

..

Poissons congelés

..

..

..

..

40,00

14,82

20,45

Reptiles

..

..

..

..

..

4,28

29,47

Coquillages

1 721,64

1 608,17

1 529,24

1 236,50

1 309,91

1 915,64

1 809,80

Corail

..

..

..

..

20,00

16,77

..

Pierre de Gravier

..

..

..

..

..

600,00

1 400,00

Roche

..

..

..

..

..

..

517,74

Poisson d’aquarium

..

9,67

3 641,43

7 430,78

40,00

10 643,33

6 784,40

.Source :  OMC

Le gouvernement haïtien essaye de développer les activités halieutiques à travers, notamment, la promotion de la pêche et de l’aquaculture, la distribution de matériels de pêche et d’ensemencement des plans d’eau naturels, ainsi que l’organisation, l’aménagement et l’exploitation rationnelle des pêcheries.  Les montants du budget d’investissement 2001/02 du MARDNR alloués à la pêche et l’aquaculture s’élèveraient à 15 millions de gourdes, soit environ 5 pour cent du total.  Le MARNDR dispose également d’un budget pour financer la recherche dans les domaines connexes à la pêche.  Par ailleurs, Haïti bénéficie d’une assistance technique portant sur la formation en pisciculture et financée par le Gouvernement cubain.

 

Le commerce, y compris l’exportation, de certaines espèces est sujet à des restrictions visant à protéger le patrimoine en matière de faune aquatique (chapitre III 3) iii)).  Les activités de pêche ne sont soumises ni à licence, ni à permis;  les prises ne sont pas réglementées malgré la surexploitation des côtes.  Ces activités sont en grande majorité artisanale et individuelle.

 

La moyenne tarifaire est de zéro sur les poissons et crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques;  et de 5 pour cent sur les préparations de poissons, à l'exception de celles des harengs (10 pour cent), anchois (10 pour cent), et de caviar et ses succédanés (15 pour cent).