Programmes spéciaux

 

LES PROGRAMMES SPECIAUX EN GESTION AU FDI

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Le FDI gère un ensemble de programmes spéciaux pour compte de tiers. Il s’agit, dans la majorité des cas, de programmes de crédit d’intervention ponctuelle. La taille de ces programmes en termes de ressources impliquées varie de 1 million à 1 milliards de gourdes et sont tous gérés avec la même efficacité et le même sérieux dont le FDI a toujours fait preuve. Des écarts de taille qui témoignent aussi de la flexibilité de l’institution.

 

La liste des programmes spéciaux actuellement en gestion au FDI est la suivante :

 

Titre du programme

Nature

Bailleurs de fonds

Ressources financières (en millions de gourdes)

PICV-II

Micro crédit

FIDA

600.0

PROCREBI

Micro crédit

Union Européenne et FDI

27. 1

PIRAIC

Subvention

Gouvernement (MEF)

660.0

PROREC

Crédit

Gouvernement haïtien (MEF)

1,000.0

PCRAF

Micro crédit

Gouvernement haïtien (MEF)

50.0

PROFISIGA

Micro Crédit

Gouvernement haïtien (MPCE)

1.1

 

 

 

Le PICV-II      

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Le 10 mars 1999, le Gouvernement haïtien a signé avec le FONDS INTERNATIONAL de DEVELOPPEMENT AGRICOLE, un contrat de prêt de 10.9 millions de DTS (contrat #496-HT) portant sur un projet d’intensification des cultures vivrières (PICV)  dont les principaux objectifs sont les suivants :

 

1)      Accroître de manière durable les revenus, le bien être et la participation au développement des ménages ruraux pauvres;

2)      Renforcer les capacités d’autopromotion et de gestion des organisations de base de type communautaire.

 

Le projet comprend  4 composantes ou parties : Le Renforcement des Organisations de Base (composante A), l’Appui aux Initiatives communautaires (composante B), le Soutien aux Systèmes Financiers Décentralisés (composante C), La Coordination, le Suivi et Evaluation, le Contrôle Financier et de Gestion, et l’Audit Interne (Composante D)

                      

La composante A comprend 3 sous composantes : a) l’étude de base de la zone du projet; a) le renforcement par la formation de la capacité technique et de gestion des organisations de base ; c) des actions d’appui direct aux systèmes de production, de commercialisation et de transformation des produits agricoles.

                          

La composante B consiste en  l’établissement d’un fonds d’appui aux initiatives communautaires (PDC) destiné à financer : 1) les activités devant aboutir à l’élaboration de Plans de Développement Communautaire (PDC) et des Projets d’Initiatives Communautaires (PIC) ; 2) la réalisation, la supervision, le suivi et l’évaluation des « PIC » dûment approuvés.

 

La composante C consiste à doter, dans chaque zone du projet, une caisse populaire des moyens nécessaires pour offrir à la communauté des services financiers complets, de manière efficace et dans de bonnes conditions de sécurité. Elle consiste également à mettre en place des « Groupements de Crédit Solidaire » (GCS) pour financer, sous forme de petits prêts à court terme, les activités agricoles et commerciales de leurs membres.

 

La composante D  consiste à créer  une Unité  de Coordination du Projet (UCP) et à la doter des infrastructures physiques, de la structure, du personnel et des moyens financiers nécessaires à la coordination et au suivi du projet.

 

 Le  FDI   a  été désigné  pour être agent d’exécution de la composante C du Projet , son mandat consiste à :

 

a)      Réaliser l’évaluation technique et financière préalable de six (6) CP du  BAS PLATEAU CENTRAL identifiées comme partenaires possibles du PICV-II - Préciser l’opportunité et les risques d’une collaboration; proposer les mesures à prendre pour sécuriser les opérations ultérieures du Projet , des GCS et des CREP avec les CP.

 

b)      Définir les procédures de transfert de fonds entre lui et les CP; ainsi que les modalités de gestion des comptes ouverts par les CREP et les groupes solidaires dans les livres des CP;

 

c)      Définir de concert avec le PICV-II les critères d’éligibilité et les procédures d’octroi par les CP des crédits d’investissement à l’agriculture et aux micro projets issus des « Plans de Développement Communautaire », incluant le cas de cofinancement avec le FAIC . Le “ Manuel de politique et de procédures du crédit d’investissement dans le cadre du partenariat PICVII - CP “ préparé par le FDI, traitera notamment  de l’objet et conditions de crédit, des règles de cofinancement  avec le FAIC; ainsi que de l’utilisation d’éventuels fonds de crédit ou de garantie par les CP

 

d)      Participer à l’élaboration par le PICV-II des critères d’éligibilité et des termes de référence des opérateurs partenaires (tels que définis à l’article 5 ci-après); ainsi qu’à la définition  du contenu et du calendrier des rapports d’activité qu’ils doivent produire

 

e)      Participer à la formation des formateurs organisée par le PICV-II pour les opérateurs partenaires; assurer conjointement avec le PICV-II le contrôle de la mise en oeuvre effective et de  l’efficacité des formations réalisées sur le terrain.

                                                                                                                

f)        Contribuer à préciser le concept de CREP: aspects réglementaires, juridiques, comptables et prudentiels- aider à identifier les éventuelles contraintes de l’approche “CREP”, et faire des recommandations.

 

g)      Etablir trimestriellement à l’intention du PICV-II des rapports sur la mise en oeuvre de la composante C de soutien aux systèmes financiers décentralisés; ainsi qu’un dossier annuel tirant les conclusions principales de l’exercice écoulé, et formulant des propositions pour l’exercice à venir.

 

Le FDI a démarré l’exécution de son mandat par le diagnostic de  6  Caisses Populaires présélectionnées par le Projet (PICV), en vue de déterminer leur aptitude à devenir opérateurs dans le domaine du Micro-crédit. Une équipe du Fonds  a été sur le terrain (Bas Plateau Central) en vue de collecter les données et informations nécessaires à l’évaluation. Les informations ont été collectées tant de manière directe à partir d’entretiens structurés et de formulaires d’enquête,  que de manière documentaire.

 

Les institutions sont évaluées sur la base des critères traditionnellement  utilisés par le FDI pour établir l’éligibilité des institutions de Micro-finance  à devenir ses  intermédiaires  financiers. Ces critères sont au nombre de 7 dont les 5 premiers forment ce qu’on appelle communément le « CAMEL » :

           

·          La suffisance de fonds propres  (Capital)

·          La qualité de l’actif  (Asset)

·          La capacité et la qualité du management (Management)

·          La  rentabilité  ( Earning)

·          La liquidité  (Liquidity)

·          La capacité d’attraction de l’épargne  des non-membres

·          L’impression générale dégagée par l’institution, notamment l’aspect physique des locaux et l’accueil.

 

Selon le manuel de politique de Micro-crédit du FDI, une institution  de Micro-crédit performante est une institution remplissant les conditions suivantes

a)      Avoir  un ratio de fonds propres égal à 20% ou  plus  de  l’actif  total

b)      Avoir un portefeuille dont le pourcentage frappé ou contaminé par des arriérés ne dépasse pas 35%, et maintenir ces derniers en dessous de 25% du portefeuille global

c)      Disposer d’un personnel qualifié, une structure organisationnelle équilibrée et adaptée, des manuels de politiques et procédures, et un système de contrôle                         interne et de « reporting »  adéquat

d)      Avoir un rendement des fonds propres supérieur au taux d’inflation annuel  tel que publié par l’ IHSI. Le rendement des fonds propres est calculé en rapportant le bénéfice net à 20% de l’actif total.

e)      Avoir un ratio de liquidité (liquidité/Total dépôts) égal à 15% ou plus                                                                              

f)        Maintenir au cours des 2 ou 3 dernières années un taux de croissance annuel des dépôts supérieur ou égal à 15%

 

Vu la multiplicité des critères d’évaluation et leur potentiel d’effets compensatoires réciproques, il a été décidé d’utiliser un système de « scoring » consistant  à réduire l’ensemble des critères qualificatifs  et quantitatifs à un critère numérique unique. Un extrait du « Guide d’Evaluation  des Institutions de Micro-finance » est présenté en annexe 3.

 

Selon les politique et procédures du FDI, seules les institutions obtenant une note supérieure ou égale à 65 sont éligibles à faire partie de la liste de ses intermédiaires financiers agréés. Cependant, vu la spécificité du PICV-II, nous avons décidé de baisser à 50 la note exigible.

 

Sur la base de ces critères et approche d’évaluation, les institutions suivantes sont éligibles à être des intermédiaires financiers du   FDI dans le cadre de l’exécution de la composante C du PICV-II:

  • COOPECLAS (Note = 92) : Cette institution remplit tous les critères à l’exception du ratio « nombre de dossier par employé » qui, non seulement est nettement en dessous des normes établies par le FDI, mais encore légèrement en dessous de la moyenne du secteur  calculée à 60, alors qu’il est de 50 pour COOPECLAS.

 

  • SCOCENTER (Note = 65): Cette institution obtient une note de 65/100 qui la rend éligible à devenir l’intermédiaire financier du FDI dans le cadre du PICV II. Cependant elle, devra considérablement améliorer la qualité de son portefeuille, lequel porte des arriérés de plus de 35%. Par ailleurs, il est incompréhensible que les tous les dépôts reçus soient à usage restreint. L’institution devra prouver sa capacité d’attraction de l’épargne non restreinte, un élément de preuve de la confiance de la communauté.  

 

Les autres institutions, pour devenir éligibles, ont des efforts à faire à plusieurs niveaux. Deux d’entre elles  doivent commencer par un apport substantiel en fonds propres de 2 millions de gourdes au moins, pour rééquilibrer leur structure financière. Par ailleurs, vu la mauvaise qualité du portefeuille de crédit des deux institutions, la meilleure façon de les aider n’est pas de leur fournir des ressources de crédit  dans l’immédiat, même après la nouvelle injection de fonds propres par les sociétaires, mais plutôt de leur fournir une assistance en gestion.

 

En ce qui concerne  les deux autres institutions, leur acceptation limitée à un diagnostic léger, en lieu et place d’un examen approfondi de la part du FDI, les disqualifie d’office pour une participation au programme, jusqu’à ce que leurs dirigeants changent d’avis.

 

 

Le Programme de Crédit pour la Reconversion des Anciens Fonctionnaires (PCRAF)

 

En mai 1999, le FDI a signé avec le Ministère de l’Economie et des Finances un accord aux termes duquel ce dernier met à la disposition du Fonds un montant maximum de 50 millions de gourdes en vue d’exécuter un programme de crédit aux anciens fonctionnaires ayant choisi le départ volontaire ou la retraite anticipée (dans le cadre de la réforme de la fonction publique) et désireux de se lancer dans les affaires. Dans le cadre de ce programme, le FDI a signé, conformément à l’accord avec le MEF, cinq accords spéciaux de participation avec trois banques commerciales (la BNC, la BPH et la Promobank), une caisse populaire (la COSODEV) et une institution financière de développement (la Sofihdes), les habilitant à cofinancer avec le FDI, les projets des anciens fonctionnaires.

 

A date, le MEF a décaissé environ 10 millions de gourdes dont l’intégralité est déjà engagée dans le financement des projets des anciens fonctionnaires

 

Il importe de rappeler que dans ce programme le Fonds finance une partie du prêt octroyé au bénéficiaire et garantit, à 100%, l’autre partie cofinancée par l’Intermédiaire Financier.

 

Le tableau suivant ventile par type d’activités les projets financés par le FDI dans le cadre de ce programme.

Ventilation par type d’activité des projets financés par le FDI dans le cadre du PCRAF au 30 septembre 2001

 

 

Nombre de projets

Coût total

Financement du FDI

Financement de l’Intermédiaire financier

Total financement bancaire

 

Clinique dentaire

1

314,490

     158,400

    39,600

   198,000

 

Ferronnerie

2

    917,500

     374,000

  222,500

   596,500

 

Cordonnerie

1

      73,500

       30,000

    20,000

     50,000

 

Mécanique ajustage

1

    364,000

     203,000

    51,000

   254,000

 

Produit. alimentaires

2

    626,000

     333,200

    70,800

   404,000

 

Transformation de grains

1

 1,190,450

     791,775

    87,975

   879,750

 

Commerce de peinture

1

    150,000

      60,000

    40,000

   100,000

 

Transport en commun

2

 1,023,922

     785,097

    82,786

   867,883

 

Com Produits pétroliers

1

 1,075,227

     653,709

    72,634

   726,343

 

Production de blocs

1

 2,062,500

  1,163,250  

    99,250

 1,262,500

 

Production de médicaments

1

    232,136

       90,000

    10,000

    100,000

 

Production de confiture

1

      81,030

       52,677

      5,853

      58,530

 

Production de farine

1

    410,180

    310,662

    34,518

   345,180

 

Soudure

1

 1,110,720

     760,684

    40,036

   800,720

 

Commerce de haricots

1

    276,040

     163,200

    28,800

   192,000

 

Opération spéciale – Jérémie (commerce)

8

 3 215 000

3 215 000

0

3 215 000

 

Total

26

13,122,695

9,144,654

  905,752

10,050,406

 

 

Le Programme de Crédit Binational (PROCREBI)

 

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En 1999 le FDI avait été désigné comme agent d’exécution d’un programme de micro-crédits dans la zone frontalière. Aux termes de l’accord signé avec le bailleur de fonds (l’Union Européenne), à travers le Bureau de l’Ordonnateur National de Lomé V, le Fonds se devait de favoriser l’accès au crédit aux micro-entrepreneurs opérant dans les communes de Thomazeau, Ganthier et Croix-des-Bouquets, en mettant à la disposition de deux opérateurs de micro crédit préalablement sélectionnés (FHAF et COSODEV) des ressources financières nécessaires à l’octroi de crédit ne dépassant pas 3,000 euros par bénéficiaire. Il s’agissait d’un programme binational dont le coût total était de 2 millions d’euros, répartis également entre la République Dominicaine et Haïti.

 

Du budget alloué à Haïti (soit un 1.0 millions d’euros), 60% devait servir de ressources de crédit aux deux opérateurs cités précédemment et opérant dans la zone frontalière et la différence allait renforcer institutionnellement ces deux opérateurs et financer les activités de suivi et d’échanges liés au programme.

 

Au 30 septembre 2002, toutes les ressources affectées au crédit avaient été décaissées  en faveur des opérateurs qui les ont utilisées pour faire des petits prêts à 3,250 micro entreprises. Au 30 septembre 2003, ces ressources ont été intégralement récupérées sous forme de remboursements effectués au FDI par  les deux opérateurs. DE plus les 2 opérateurs ont fait l’objet d’un renforcement institutionnel, consistant essentiellement en le renforcement de leur capacité d’évaluation et de suivi de microprojets et la mise en place d’un système d’information de gestion (informatisation de gestion du portefeuille et de la comptabilité, constitution de base de données, etc)

 

Le tableau suivant présente le séquence d’utilisation des ressources dans les opérations de crédit intermédié

 

PROCREBI (I)

Opérations de crédit au 30 septembre 2002

Intermédiaire financier

Exercice 1999-2000

Exercice

2000-2001

Total au 30 septembre 2001

Exercice

 2001-2002

Total au 30 septembre 2002

FHAF

     694,009

  5,157,433

5 851 442

3,257,382

9,108,824

COSODEV

  1,694,009

  2,000,000

     3,694,009

5,310,591

9,004,900

 

 

 

 

 

 

Total

2 388 018 

7,157,433

9 545 451 

8,567,973

18,113,424

 

 

En juin 2005,, à la suite d’une évaluation de l’Union Européenne et du Bureau de l’Ordonnateur National, le programme a été reconduit sous le nom de PROCREBI II. Les ressources ont été augmentées  à 27.1 millions de gourdes à la faveur d’une injection de 9 millions additionnels de la part du FDI. Par ailleurs, le nombre d’opérateurs est passé à 3 après l’admission de l’ACME, une ONG membre de l’ANIMH.

 

 

Le Programme d’Incitation à la Reprise des Activités Industrielles et Commerciales (PIRAIC)

 

 

Les événements ayant entouré le départ du régime LAVALAS ont laissé d’énormes pertes financières au secteur des affaires. Selon la plupart des estimations, le secteur des affaires en  Haïti a enregistré des pertes directes de 100 millions de dollars américains, menaçant près de 10,000 emplois directs. A défaut de pouvoir dédommager les victimes dont les actifs n’étaient pas adéquatement assurés, le Gouvernement haïtien a mis en place un programme visant à encourager les entreprises viables à reprendre rapidement leurs activités. Ce programme baptisé « PROGRAMME D’INCITATION A LA REPRISE DES ACTIVITES INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES » (PIRAIC) consiste : 1)  à alléger les charges fiscales des entreprises pendant une période de 2 ans et jusqu’à   concurrence de 70% du montant de la perte agréée;  2) à prendre en charge pendant une année, jusqu’à concurrence de 30% du montant agréé de la perte, les dépenses d’intérêts sur les dettes contractées par les entreprises victimes dans le cadre de la reprise de leurs activités ; 3) à financer sur une base d’avance conditionnellement remboursable, les frais d’étude de faisabilité et de préparation de plans d’affaires devant être soumis à l’appui des demandes de financement bancaire.

 

Au niveau du volet « Allègement des charges fiscales », le Gouvernement a privilégié l’approche « prise en charge institutionnelle » aux dépens de l’exonération pure et simple. La prise en charge institutionnelle, consiste dans le fait qu’une institution, à partir des ressources mises à sa disposition, paie les redevances fiscales des bénéficiaires, après que ces derniers auront rempli toutes les formalités nécessaires, depuis la déclaration des impôts jusqu’à l’émission des bordereaux.

 

Le choix de cette approche est justifié par :

 

1)      La nécessité de préserver la comparabilité spatiale et temporelle des performances des institutions de perception.

2)      La nécessité d’éviter une déperdition des informations économiques et financières.

3)      La nécessité d’éviter que ce programme ne contribue pas à faire perdre aux contribuables la bonne habitude de déclarer et de payer leurs impôts.

 

Le FDI avec l’accord de la BRH a été désigné pour être l’agent d’exécution des 3 composantes du PIRAIC et a reçu deux  avances totalisant 260 millions de gourdes pour le démarrage du programme, dont  250 millions pour les composantes « allègement fiscal et  prise en charge temporaire des charges d’intérêts, et 10 millions pour la composante assistance technique, (conformément à l’accord MEF-FDI-BRH).

 

Au niveau du FDI, le programme a démarré en janvier 2005 avec le volet « allègement des charges fiscales ». Certains problèmes de démarrage ont été enregistrés au niveau de la DGI. En effet, certains employés de la DGI avaient refusé d’accepter les chèques du FDI en paiement des bordereaux émis au nom des entreprises bénéficiaires du programme. Les employés de la BRH affectés à la douane avaient eu une réaction identique, mais l’intervention du conseil d’administration a permis de débloquer rapidement la situation.

 

Au 30 décembre 2005, le FDI a déjà décaissé 213 millions de gourdes en faveur de 46 entreprises, à titre d’allègement fiscal, et 0.5 millions de gourdes à titre d’assistance technique d’assistance technique. Les entreprises, secteurs et organismes de perception bénéficiaires des décaissements du FDI  sont présentés aux tableaux suivants :

 

PIRAIC : Tableau 1

Dossiers traités au cours des quatre trimestres du PIRAIC

 

Nombre de dossiers

Montant en millions de  gourdes

 

1er trim.

2ètrim.

3e trim.

4ètrim

Total

1ètrim

2ètrim

3ètrim

4ètrim

Total

Dossiers approuvés et en cours de décaissement

21

16

2

7

46

130.7

105.8

1.8

55.5

293.8

Dossiers approuvés et en attente de décaissement

18

8

-2

1

25

58.3

49.0

-1.8

42.8

148.3

Dossiers approuvés et en attente d’acceptation par les bénéficiaires

21

-11

0

-2

8

84.4

-49.7

0

-14.8

19.9

Total

60

13

0

6

79

273.4

105.1

0

83.5

462

 

PIRAIC : Tableau 2

Décaissements des quatre trimestres (en millions de gourdes)

 

Janvier -mars

Avril -juin

Juin -septembre

Octobre -décembre

Total des quatre

trimestres

Montant décaissé

61.4

46.9

41.6

63.1

213

Nombre de dossiers

21

28

13

30

92

 

 

 

 

 

 

Décaissement moyen par dossier

2.92

1.68

3.2

2.1

2.32

 

PIRAIC : Tableau 3

Volet « Allègement des Charges Fiscales »

Répartition par secteur des décaissements jusqu’au 31 décembre

 

 

 

Secteur

Montant

Pourcentage

Commerce

      114,315,233.41

53.66%

Industrie

       54,412,539.47

25.54%

Services -Presse

       21,486,745.74

10.09%

Services -Financiers

          2,070,314.02

0.97%

Services -Divers

        20,743,949.66

9.74%

 

                       -  

 

Total

      213,028,782.30

100.00%

 

PIRAIC : Tableau 5

Volet « Allègement des Charges Fiscales »

Répartition des décaissements par organisme de perception

 

 

 

Organisme de perception

Montant

Pourcentage

AGD

    122,987,574.28

57.73%

DGI

      90,041,208.02

42.27%

Autres

                       -  

0.00%

 

 

 

Total

    213,028,782.30

100.00%

 


PIRAIC : Tableau 6

Etat de compte des bénéficiaires

Volet « Allègement des charges fiscales »

Nom du Bénéficiaire

Montant net approuvé

Montant décaissé

Balance

 

 

 

 

 

 

Multi press

       4,954,194.53

       1,854,205.18

     3,099,989.35

 

Handal & Fils

       5,019,483.27

       4,898,159.19

        121,324.08

 

Dieuner Dépot

          420,000.00

             5,730.00

        414,270.00

 

La boite à Musique

       4,344,392.33

          359,949.72

     3,984,442.61

 

Technimat

       1,162,750.16

          706,708.76

        456,041.40

 

Isha Food

       3,106,147.88

       2,849,023.04

        257,124.84

 

Quincaillerie Nouvelle

       3,296,506.50

       3,198,461.56

         98,044.94

 

Télé-Haiti S.A

     19,653,436.32

     19,343,283.43

        310,152.89

 

Compagnie Haitienne de moteurs

     19,232,844.75

     19,168,399.44

         64,445.31

 

N. Acra Fils & Co

       7,068,347.93

       6,976,394.07

         91,953.86

 

Rene Chicoye & Fils

       2,569,540.68

                       -  

     2,569,540.68

 

Maison Luc Paultre

       3,621,192.40

       1,212,458.21

     2,408,734.19

 

SONACOM

       2,980,685.10

       2,554,632.17

        426,052.93

 

Capitol S.A

       2,598,177.12

       1,046,262.43

     1,551,914.69

 

Caribbean Office Depot S.A

          557,077.50

                       -  

        557,077.50

 

Essence des Iles

          200,625.94

          177,969.28

         22,656.66

 

Francheco Import Export

       7,368,685.10

                       -  

     7,368,685.10

 

Kay Claudy S.A

          895,082.65

          895,082.65

                 0.00

 

Telefonet Cyber Café

          317,929.50

                       -  

        317,929.50

 

Global Parts S.A

       2,456,019.23

                       -  

     2,456,019.23

 

Lectroni-Tech

       7,899,850.00

       1,680,271.13

     6,219,578.87

 

Signal F.M

       1,266,457.50

          289,257.13

        977,200.37

 

Prophalab

       7,113,986.25

       1,169,672.42

     5,944,313.83

 

Auto & Mécanique S.A

       2,294,524.65

       2,294,524.65

                (0.00)

 

G.S Industries

          680,099.15

          667,983.04

         12,116.11

 

GEDIMEX

     32,896,850.00

     18,574,302.37

   14,322,547.63

 

Cemex Haiti

       1,229,398.24

       1,229,398.24

                 0.00

 

Distinction Auto Parts

          838,719.00

          463,563.55

        375,155.45

 

Economic Tires

          983,164.87

                       -  

        983,164.87

 

Haiti Energie Mixte

          944,412.00

            11,296.75

        933,115.25

 

Lakou Théard

       5,359,989.22

                       -  

     5,359,989.22

 

Nom du Bénéficiaire

Montant net approuvé

Montant décaissé

Balance

 

M.B. Import Export

          787,500.00

            91,111.33

        696,388.67

 

Maison Guilliod

       2,021,510.81

       1,073,776.01

        947,734.80

 

National Bag and Trading

       8,820,000.00

       6,106,546.60

     2,713,453.40

 

Socabank

       8,331,726.66

                       -  

     8,331,726.66

 

Solar Energy Products

          216,722.88

          160,762.27

         55,960.61

 

Station du Centre

          206,860.49

                       -  

        206,860.49

 

Cam Transfer

     10,365,524.93

       2,070,314.02

     8,295,210.91

 

Capital Bank

       4,953,861.76

                       -  

     4,953,861.76

 

Chez Tessa

       2,294,313.78

       2,294,313.78

                (0.00)

 

Lacombe Cargo Service

       1,295,840.00

          972,998.89

        322,841.11

 

Nouvelle Vague Matériaux de Construction S.A.

       7,071,278.00

          401,967.19

     6,669,310.81

 

Huileries Haïtiennes S.A.

     11,444,805.68

     11,444,805.68

                (0.00)

 

Usine à Mantèque (USMAN)

     41,468,717.35

     40,174,369.98

     1,294,347.37

 

Dubois et Co SOFANET

       4,623,666.53

       1,093,533.11

     3,530,133.42

 

ENCOCHA S.A.

          447,872.92

          147,056.24

        300,816.68

 

Haiti Chemical Supply et Sercices S.A.

       6,537,658.54

       2,007,019.13

     4,530,639.41

 

Perfecta Honda S.A.

       8,457,035.55

       5,034,960.77

     3,422,074.78

 

United Plastics S.A.

          734,953.28

          734,953.28

                (0.00)

 

Lionel Store

          535,122.00

          535,122.00

                     -  

 

Monsieur Louis Marcelin Daniel (Quisqueya Entreprise de Construction)

       9,881,361.70

                    0.00

     9,881,361.70

 

Texaco Haiti Inc

     31,843,518.05

     31,843,518.05

                (0.00)

 

Impression Bis

          520,023.78

                       -  

        520,023.78

 

Frantzy's Versace Store Import Export

       3,442,729.50

                       -  

     3,442,729.50

 

Maria Antoine Batroni

       2,184,420.00

                       -  

     2,184,420.00

 

Laura Shop

          780,105.06

          352,662.49

        427,442.57

 

Maco Provision Alimentaires Import Export

       3,743,251.05

       3,223,608.24

        519,642.81

 

Pedro Resto

          243,996.58

                       -  

        243,996.58

 

Robnez Entreprise

          354,107.00

                       -   

        354,107.00

 

La Patience Provisions Alimentaires

       1,675,887.50

       1,675,887.50

                     -  

 

Servibois S.A.

          897,484.66

                       -  

        897,484.66

 

Magasin Soulamin (M. Luc Marie Luxéus)

     13,461,262.84

                    0.00

   13,461,262.84

 

Lesly Oriol Entreprise

          840,609.00

                       -  

        840,609.00

 

Haiti Terminal S.A.

       5,613,368.20

       2,057,410.86

     3,555,957.34

 

Société de Distribution Générale S.A.

       9,269,378.70

       7,905,096.47

     1,364,282.23

 

Chatelain Tours and Travel Service

       4,095,711.69

                       -  

     4,095,711.69

 

Entreprise J M O

       2,565,603.42

                       -  

     2,565,603.42

 

Pierre Louis Shop

          441,525.00

                       -  

        441,525.00

 

Quality Wricker S.A.

       1,071,000.00

                       -  

     1,071,000.00

 

Five Star Market

       5,504,029.18

                       -

     5,504,029.18

 

Confection et Emballages S.A.

     69,785,381.40

                       -

   69,785,381.40

 

 

 

 

 

 

Total

   442,160,295.24

   213,028,782.30

  229,131,512.94

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Programme de Relance Economique (PROREC)

 

Le 1er juin 2005 le FDI a signé avec le MEF un protocole d’accord dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Relance Economique (PROREC). Le PROREC comprend 3 volets : l’amélioration des infrastructures de base, la promotion des activités économiques ayant des effets multiplicateurs et l’appui à l’initiative privée.

 

Au terme de l’accord le FDI est responsable de l’exécution de la composante « promotion des activités économiques ». L’intervention du FDI doit prendre la forme d’assistance technique dans la préparation de projets et de financement de ceux révélés financièrement viables, et appartenant aux secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’agro-industrie, la pêche, l’artisanat, le tourisme et tous autres projets dotés d’un fort potentiel de création d’emplois, de devises et de valeur ajoutée locale.

 

De la date d’entrée en vigueur du PROREC à nos jours, le FDI a reçu 20 projets dont 11 sont jugés inéligibles de par leur nature. Des 9 autres jugés éligibles, 3 ont été soumis par leurs promoteurs à l’appui d’une demande de demande de subvention, ce qui est contraire à l’esprit du PROREC. Les promoteurs des 5 autres n’ont formulé aucune requête spécifique ; les projets ont semble t-il été soumis à titre d’information. Un seul projet a pu être exécuté, il s’agit d’un projet de recapitalisation d’une firme de construction. L’intervention du FDI et du MEF a pu aider le promoteur à obtenir un financement de la BNC.

 

 

 

Le Programme de financement des sinistrés de la Grande Anse

 

En janvier de l’année 2000, le Ministère de la Planification et de la Coopération externe a octroyé au FDI un montant de 1.1 millions de gourdes à titre de dotation au capital, en vue de faciliter l’accès au crédit aux commerçants victimes de l’incendie du 10 décembre 1999 à Jérémie.  Au 30 septembre 2002, un total de 945,561.95 gourdes de garantie de crédit a été octroyé dans le cadre de ce programme.

 

Au regard du taux de recouvrement à date de crédit octroyés, ce programme est le premier échec du FDI dans le domaine du crédit. Cependant, vu la portée du programme et les montants en jeux, cet échec n’a aucun impact sur les autres programmes du FDI, encore moins sur sa situation financière globale.